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Aire-sur-la-Lys, cette ville flamande artésienne, située entre Béthune et Saint-Omer, offre
au visiteur qui désire s’écarter des sentiers battus touristiques, un patrimoine architectural exceptionnel.
La Collégiale Saint-Pierre, le Bailliage, la Chapelle des Jésuites, l’église de Saint-Quentin, l’Hôtel de ville et son Beffroi sont, depuis des lustres, classés Monuments historiques. Il faut aussi ajouter les vestiges militaires de l’ancienne place forte et les nombreux immeubles particuliers que l’on découvre au détour des rues et des places.
Tous ces bâtiments sont les témoins du passé prestigieux et tumultueux de la ville. Avant l’an mil, Aire était une des résidences favorites des comtes de Flandre. Au confluent de la Lys et de la Lacquette, ils avaient édifié un château entouré de douves, le Palais de la Salle et ils dotèrent la cité d’une première collégiale romane.
Puis en 1188, la « Charte de l’Amitié » confirme la naissance d’une commune avec ses pouvoirs économiques, juridiques et civils.
Ainsi, à partir de l’antique castrum, du chapitre des Chanoines et de la collégiale, véritable pôle religieux et culturel, la ville d’Aire s’est construite à l’intérieur de ses remparts. D’abord flamande et bourguignonne, Aire, sous le règne de Charles Quint, appartenait aux Pays-Bas méridionaux espagnols. Elle ne regagna le royaume de France qu’en 1676, lorsque Louis XIV reprit la ville aux Espagnols. Le traité d’Utrecht, en 1713, confirma le retour définitif à la France. Malgré les guerres, les sièges, les bombardements et les incendies, les nombreux monuments rappellent ce riche passé.
Tout d’abord, le visiteur apercevra la haute tour de pierre blanche de l’actuelle collégiale qui remplaça à la fin de XVe siècle l’église romane primitive. Ce magnifique vaisseau reprend le plan compact des églises brabançonnes dont la nef se termine par une tour porche. Puis en empruntant les rues des Clémences et de Saint-Omer, il admirera la haute façade de la chapelle des Jésuites construite en 1688. Avant de gagner la Grand-Place, il sera surpris par le Bailliage qui fut à l’origine le corps de garde de la milice airoise. En 1600, la construction du corps de garde, magnifique reflet de la gloire communale, symbolise en cette fin du XVe siècle, l’élan civilisateur de la Renaissance. Et rivalise, par sa subtile élégance, avec la monumentalité du Beffroi, inscrit depuis 2005 au Patrimoine mondial de l’humanité.
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