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La collégiale Saint-Pierre
Instituée en 1059 par Baudouin V de Lille, la collégiale primitive d’Aire fut érigée dés la fin du XIe siècle. Réédifiée vers 1492, elle verra son chantier perdurer jusqu’au milieu du XVIIe siècle.
En apparence homogène, la collégiale Saint-Pierre a connu une histoire mouvementée. Gravement meurtrie par les sièges de
1641 et 1676, ruinée par celui de 1710 où elle perd voûtes, fenêtres hautes, et étages supérieurs de la tour, l’église est alors lentement reconstruite. Au XIXe siècle, Edouard Scott, doyen fortuné, lui rend « son ancien lustre », en la dotant de peintures murales, d’un ensemble
mobilier remarquable (chaire, jubé et
clôture des chapelles latérales), d’un
dallage en marbres
de couleur...
Privée de son
chevet en 1944 à la suite d’un bombardement, la collégiale, dont la restauration n’est à ce jour pas achevée, panse lentement
ses blessures de guerre. Oeuvre flamboyante la plus importante de notre région, la collégiale a conservé, malgré les reconstructions et restaurations, son dessin d’origine, lui conférant une réelle unité architecturale.
Au nombre des
chefs-d’oeuvre qu’elle abrite, un buffet d’orgues (1633) provenant de l’abbaye de Clairmarais, et
une fresque (1594) relatant l’histoire du chef de
Saint-Jacques, sa translation à Aire par Philippe d’Alsace en 1166, et les miracles qui s’ensuivirent. |

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L’ancien collège des Jésuites et la chapelle Saint-Jacques

Reconnue par le pape Paul III en 1540, la Compagnie de Jésus, fut instituée pour propager et défendre la foi catholique. Vouée à l’enseignement, elle fonde ses propres établissements, qui rencontrent rapidement un large succès. Les villes de Douai, Cambrai, Saint-Omer au
XVIe siècle, Aire au siècle suivant, se dotent d’un collège de
Jésuites. Achevés en 1639, les bâtiments du collège d’Aire sont associés à partir de 1688 à une église placée sous le vocable de Saint-Jacques. Financée par les dons de nombreux bienfaiteurs, l’édifice adopte, sous le compas de Jean Beegrand, un style baroque décoratif.

La suppression de l’ordre en 1761 place l’église parmi les biens communaux. Mise à la disposition de l’armée pour le stockage d’explosifs et de fourrage puis transformée en manège, elle ne sera à nouveau ouverte au culte qu’à la suite d’âpres négociations entre les autorités municipales et militaires.
Au fond de l’abside, la gloire monumentale, exécutée en 1858 par l’airois Magnard, symbolisera son retour parmi les édifices cultuels de la cité. |
L’église de Saint-Quentin-les-Aire
Remaniée et agrandie au XVIe siècle, l’église du hameau de Saint-Quentin-les-Aire reçoit l’empreinte des conceptions flamboyantes : le bâtiment se couvre d’une voûte en étoile, le dessin des ouvertures devient plus complexe. Sous la corniche extérieure, se déploient des motifs sculptés d’inspiration païenne mêlés à d’autres, pittoresques et souvent croustillants, tirés de fables ou de contes populaires. |
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