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Cette entreprise familiale qui fabriquait de l’amidon à base de riz, fut construite en 1897. Rapidement, pour faire face aux difficultés que connut le marché du riz, le maïs importé d’Argentine lui fut substitué ce qui entraîna une transformation de l’usine. Cette matière première était acheminée par péniches jusqu’à AIre-sur-la-Lys et déchargée au Nouveau Quai. Les sachets d’amidon étaient commercialisés sous une marque alsacienne Ancel.
Après une longue période d’interruption correspondant à la seconde guerre mondiale et à la réparation des dommages qu’elle causa, Monsieur Behaghel, gendre de Monsieur Carrez, tenta de redresser la situation de l’usine mais dut se résoudre à la fermeture en 1949.
Aujourd’hui seules les habitations subsistent : parmi celles-ci, d’un côté du boulevard du Général de Gaulle, le logement de Monsieur Behaghel construit en 1920 et six maisons ouvrières.

La vue axonométrique et les illustrations présentent les maisons situées de l’autre côté du boulevard : deux maisons ouvrières jumelées (3), la conciergerie de l’usine (2) et surtout, enclose par une haie, la propriété de Monsieur Carrez connue sous le nom de villa Saint-Joseph (1).
La présence d’une tour, jadis privilège de la noblesse, est ici le symbole de la réussite sociale de l’industriel.
La recherche du pittoresque renforcée par l’effet décoratif de la polychromie de briques témoigne à merveille de l’architecture éclectique.
A l’instar des grandes familles industrielles du Nord et selon ses propres plans, Monsieur Carrez, originaire de la région lilloise, fit construire cette imposante demeure au cœur de ce qui constitue l’ébauche d’une véritable cité ouvrière.
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